11/09/2012

Réponse du raciste Vincent Hugeux à Raphaël Ntoutoume Nkoghe . La réplique cinglante de Raphaël ne s'est pas fait attendre.

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Cher Monsieur,

   Votre courrier, que je viens de lire avec toute l’attention qu’il mérite, appelle les commentaires suivants.

   Je n’ai donc pas « pris la peine de venir vous rencontrer ». Vous êtes-vous donné celle de m’inviter à le faire ? Non. Or, je n’ai pas pour habitude -chacun son style- de débouler là où je n’ai pas été convié.

   Si, appliquant le précepte que vous m’assenez, vous vous étiez un tant soit peu renseigné, vous sauriez que je n’ai pas précisément la réputation d’écrire « sous la dictée » de qui que ce soit. En l’occurrence, et pour m’en tenir aux faits, j’ai consulté pour le seul papier incriminé sept sources indépendantes, dont cinq gabonaises, familières de la présidence pour deux d’entre elles.

   Le « scandale du siècle » - c’est vous qui le dites- aurait à coup sûr fait l’objet d’une cover de L’Express, pas d’une chronique sur son site Web, rédigé comme le veut la loi du genre sur un mode un chouïa incisif. Scandale du siècle ? Non. Plus simplement, une aventure médiocre et cocasse, symptomatique de mœurs politiques préjudiciables à l’image du Gabon.

   La référence au défunt André Christ Nguimbi -ou Nguembi, selon les sources-, que vous vous abstenez de nommer, est a minima d’une inélégance confondante. En clair, vous imputez la genèse de cette pantalonnade à ce député et ancien ministre qui, paix à son âme, n’est plus là pour s’en défendre. Plutôt que de vous interroger sur la responsabilité de ceux qui se sont prêtés à cette équipée. Si quelqu’un a craché sur sa sépulture, ce n’est certes pas moi.

   J’ai écorché votre patronyme ? Le mien l’étant plus souvent qu’à son tour, y compris par vos amis, vous m’en voyez navré. Notez au passage que j’ai repris l’orthographe figurant sur la fameuse « invitation », dont vous connaissez les auteurs infiniment mieux que moi. C’est dont à eux que le grief devrait être adressé en priorité.

   Pour connaître un peu son histoire, et la trajectoire de quelques-uns de ces piliers, je soutiens que le pouvoir gabonais n’a pas grand-chose à craindre de La Griffe.

   Vous m’invitez au Gabon ? Vous devriez savoir que j’ai pour principe de n’accepter aucune invitation et de ne jamais participer aux « voyages de presse ». Tous mes reportages, en Afrique ou ailleurs, se font aux frais exclusifs de L’Express. Par ailleurs, la délicieuse Laure Olga Gondjout a pris soin de m’interdire de couvrir la campagne présidentielle de 2009, puis a biffé mon nom de la  liste des journalistes bienvenus aux cérémonies du Cinquantenaire de l’indépendance. Plus récemment, il m’a été impossible d’animer in situ, comme le souhaitait Richard Attias, l’un des panels du NYFA. Ce que je ne regrette nullement au demeurant, compte tenu de la tournure prise par ce forum et du climat dans lequel il s’est déroulé.

   Deux remarques en guise de conclusion. D’abord, il y a, dans votre long courrier, beaucoup d’indignation mais pas la moindre récusation factuelle. Merci de confirmer ainsi l’exactitude de mon récit. Ensuite, parmi les destinataires en copie de votre courriel figure au premier chef un certain Michel Ogandaga. Celui-là même qui, vendredi, a mis en ligne une diatribe me concernant qui serait ignoble et infamante si elle n’enfonçait pas les frontières du grotesque, au point d’en devenir risible. Je passe sur les imputations injurieuses et diffamatoires qui ne souillent que leur auteur. Des tonnes de haine, et pas un atome de vérité. Voilà une performance qui devrait valoir à l’intéressé de figurer en bonne place dans le Guiness Book : les anecdotes rapportées n’ont jamais existé que dans l’imagination fertile de leur auteur. Franchement, comme modèle de rigueur et d’intégrité, on doit pouvoir trouver mieux.

 

Bien à vous.

Vincent Hugeux.     


Replique immédiate et cinglante de Raphaël Ntoutoume Nkoghe :


Bonjour Monsieur Hugeux

 

Je constate que ma réponse vous a enfin donné l’occasion de vider votre sac. Et vous l’avez très bien vidé. Mais le fait de juxtaposer des mensonges comme vous le faites avec une habileté que je salue au passage, ne saurait cependant abuser de la vérité. Celle que tout le monde connaît. Un énorme plaisir pour moi de vous en faire la démonstration.

« Je n’ai donc pas « pris la peine de venir vous rencontrer ». Vous êtes-vous donné celle de m’inviter à le faire ? Non. Or, je n’ai pas pour habitude-chacun son style- de débouler là où je n’ai pas été convié ».

Mais je ne vous convie à rien du tout. C’est vous le journaliste. C’est vous qui avez décidé d’écrire sur moi. Et je crois savoir que la règle dans votre métier impose que ce soit le journaliste qui se rapproche du sujet de son information. Mais vous avez quand même le culot de me dire que c’est à moi qu’il revenait de vous « inviter » comme si je vivais dans votre plume pour deviner que vous étiez en train de pondre votre scoop.

En fait, vous ne pouviez me rencontrer pour la simple et bonne raison que vous n’étiez pas à La Rochelle, encore moins en France. Je persiste et je signe : vous écrivez sous la dictée. En voici d’ailleurs la preuve.

« Pour connaître un peu son histoire, et la trajectoire de quelques-uns de ces piliers, je soutiens que le pouvoir gabonais n’a pas grand-chose à craindre de La Griffe. »

Quel lien avec La Rochelle ? Aucun. Sauf qu’on vous a dit que j’anime « La Griffe » et vous l’avez écrit sans le vérifier et sans pouvoir le démontrer. Cela s’appelle incontestablement écrire sous la dictée.

« Si, appliquant le précepte que vous m’assenez, vous vous étiez un tant soit peu renseigné, vous sauriez que je n’ai pas précisément la réputation d’écrire « sous la dictée » de qui que ce soit. En l’occurrence, et pour m’en tenir aux faits, j’ai consulté pour le seul papier incriminé sept sources indépendantes, dont cinq gabonaises, familières de la présidence pour deux d’entre elles ».

Dans le mensonge, on ne saurait faire mieux. Votre papier n’a été qu’une synthèse beaucoup potable de tout ce que l’opposition et la société civile avait déjà entonné sur Facebook. Et je me pose la question de savoir si vous êtes vraiment conscient de ce que vous dites lorsque vous orientez, avec une telle précision, la situation de vos fameuses « sources indépendantes (…) familières de la Présidence pour deux d’entre elles ».

« Plus simplement, une aventure médiocre et cocasse, symptomatique de mœurs politiques préjudiciables à l’image du Gabon. »

Tout en vous laissant la paternité du propos, mais je n’ai personnellement rien trouvé de « médiocre et cocasse » que d’avoir été reçu par le Maire de La Rochelle, M. Maxime Bono ; d’avoir échangé à Paris avec Madame Yamina Benguigui et à La Rochelle avec M. Victorin Lurel, Madame Edith Cresson, M. Jérôme Cahuzac, M. Claude Bartolone, M. Harlem Désir, M. Pierre Cohen et même avec votre ami « Camba » qui a d’ailleurs promis nous revoir.

« La référence au défunt André Christ Nguimbi-ou Nguembi, selon les sources-, que vous vous abstenez de nommer, est a minima d’une inélégance confondante. En clair, vous imputez la genèse de cette pantalonnade à ce député et ancien ministre qui, paix à son âme, n’est plus là pour s’en défendre. Plutôt que de vous interroger sur la responsabilité de ceux qui se sont prêtés à cette équipée. Si quelqu’un a craché sur sa sépulture, ce n’est certes pas moi ».

Et nous voilà à l’extrémité même de l’ignominie. Il vous suffisait pourtant d’aller simplement  sur Google pour avoir le nom exact de feu André-Christ Nguembi. Mais je vous comprends puisque vous êtes immortel. Pour le reste, je vous trouve professionnellement malhonnête car je n’ai pas à imputer quoi que ce soit à qui que ce soit du moment où je ne me suis jamais plaint. C’est par contre vous qui déversez de torrents de larmes sur « cette équipée » au point d’écorcher le nom d’un mort.

« J’ai écorché votre patronyme ? Le mien l’étant plus souvent qu’à son tour, y compris par vos amis, vous m’en voyez navré. Notez au passage que j’ai repris l’orthographe figurant sur la fameuse « invitation », dont vous connaissez les auteurs infiniment mieux que moi. C’est dont à eux que le grief devrait être adressé en priorité. »

Bref, comme mes amis auraient écorché votre nom, cela vous a donné le droit d’en faire autant avec le mien. Monsieur Hugeux, dans mon éducation, s’il y a une chose que je ne peux jamais oublier, c’est de m’excuser quand je suis en tort. Et là encore vous faites montre d’une paresse intellectuelle « préjudiciable » à la pratique de votre métier. Parce que, jusqu’à ce jour, je ne savais pas, en ce qui concerne le nom d’une personne, qu’un journaliste se limitait à « reprendre » mécaniquement « l’orthographe figurant » sur un document.

 « Deux remarques en guise de conclusion. D’abord, il y a, dans votre long courrier, beaucoup d’indignation mais pas la moindre récusation factuelle. Merci de confirmer ainsi l’exactitude de mon récit ».

Pure mensonge ! Comme vous l’avez remarqué plus haut, en quittant Libreville, notre délégation avait un calendrier bien précis. A part votre « Camba », nous avons rencontré toutes les personnes précitées car elles nous attendaient. C’est vous dire que personne n’a « déboulé là où » il n’était pas « convié ». A part votre imagination et la dictée de vos amis qui ont « déboulé » dans cette affaire qui ne finira apparemment pas de les torturer autant.

Quant à vos colères contre Madame Laure Olga Gondjout et Monsieur Michel Ogandaga, je ne comprends pas que vous ayez attendu ma réponse pour leur répondre. Mais peu importe. Toutefois, votre lamento à leur endroit n’a aucune valeur. Cela, pour cette seule raison : au Gabon, il y a un dicton populaire qui enseigne qu’ « un vrai garçon ne parle pas derrière les autres, mais vis-à-vis ».

En bon entendeur…

 

Raphaël Ntoutoume Nkoghe

Conseiller du Président de la République


https://www.facebook.com/MichelOGANDAGA


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