30/06/2012

GABON - POUVOIR/OPPOSITION : LE CONTENTIEUX MATÉRIEL ...

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Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé,  Louis Gaston Mayila  et  Pierre André Kombila

 

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Après le contentieux matrimonial que l’ « opposition véritable » a volontairement établi vis-à-vis d’un pouvoir dans lequel elle a grandi, dans lequel elle s’est insolemment enrichie, dans lequel elle a vendu sa dignité pour de futiles ambitions, dans lequel elle a misé sa propre progéniture ; après donc ce contentieux matrimonial, il fallait bien qu’on parle de l’autre opposition et du contentieux qui l’oppose au même pouvoir.

Comme l’ « opposition véritable », l’ « opposition non-véritable » a, elle aussi, grandi dans le pouvoir. Elle s’est aussi enrichie dans le pouvoir avec une insolence d’égale ampleur.

Mais contrairement à la « véritable », elle s’est gardée d’hypothéquer sa dignité ou d’utiliser sa progéniture comme garantie de ses ambitions politiques.

D’emblée, il serait de mauvaise foi d’affirmer que cette opposition n’est pas véritable. Elle l’est même bien plus que l’autre , puisque du vivant de Pierre Mamboundou elle pouvait se targuer d’être la seule à avoir en son sein quelqu’un d’une virginité assez reconnue.

Malheureusement, pour leurs camarades de l’ex- UN, quand on n’est pas Fang on n’est pas vrai, on n’est pas dans la vérité et on ne peut pas être « véritable ».

Or, il suffit d’être Fang ou matrimonialement allié et d’avoir la noble détestation des Bongo Ondimba pour être vrai, pour détenir la vérité et être « véritable ». Telle est la réalité.

Il n’empêche que l’opposition que mène aujourd’hui notre trio - Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé, Louis Gaston Mayila et Pierre André Kombila- tient d’un contentieux, là aussi, unilatéralement ouvert avec le régime.

Le parcours des uns et les autres est un excellent moyen de vérification de cette assertion.

Après avoir brocardé le régime pendant toutes ses études en France,  Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé rentre au Gabon et devient, en très peu de temps et précisément en 1976, un des barons de ce même régime. En cette heureuse année, le dandy est nommé ministre de la Fonction publique.

En 1978, ce magistrat de formation hérite du portefeuille de la Justice. Ce qui va lui ouvrir grandement les portes du Bureau politique du Parti démocratique gabonais en 1979.

En 1981, il est bombardé ministre d’Etat pour l’Emploi. Puis, en 1983, il passe ministre d’Etat pour l’Enseignement supérieur, la Recherche et l’Environnement. Poste qu’il va occuper jusqu’à sa sortie du gouvernement en 1989.

Malgré le retour au multipartisme, il va rester au PDG. Lors des législatives de 1990, il est élu en tant que candidat du PDG. Il devient, le 20 novembre 1990, président de l’Assemblée Nationale. Poste qu’il va utiliser comme tremplin pour un destin beaucoup plus national.

Erreur ! Ses camarades l’ont vu venir et déclenchent une violente chasse à l’homme. Ogouliguendé craque et démissionne. Il se croit alors populaire et se présente à la présidentielle de 1993. Il ne récolte que 3,38%. Il ne tarde pas à se rendre vite compte qu’il a tout perdu.

Rongé par l’amertume de l’échec, manipulé par sa propre susceptibilité et son ego, il ouvre lui-même le front avec le pouvoir. Avec la galère et la faim, son opposition vire à l’aigreur.

Mais il ne tiendra pas bien longtemps et repart frapper à la porte d’Omar. Lequel se montre extrêmement sensible à son malheur. Il ressort de l’Olympe avec une centaine de millions de dôlès ( 100 millions cfa ) et un poste de PCA de SAGARA.

Et depuis qu’il a perdu ce précieux poste après la mort d’Omar, il brûle plus que le butane.

Là, qu’on vienne expliquer aux Gabonais ce que la politique ou le débat idéologique peut avoir avec ce contentieux qui est purement matériel.

Le cas de Louis Gaston Mayila est l’illustration même de ce qu’on peut appeler le cri de la faim. Voilà un bonhomme qui a plus que mangé.

Oublions qu’il a été gendre des Bongo Ondimba et passons à tous ces postes qu’il a occupés en tant que pilier du régime :

1974 : Directeur de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) ; 

1974 : Conseiller Personnel Adjoint du Président de la République ; 1975 : Directeur de Cabinet du Président de la République ;

1976 : Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République, chargé des Postes et Télécommunications, chargé des Relations avec la Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) ;

1977 : Ministre Délégué à la Présidence de la République Chargé de Missions, des Postes et Télécommunications et de la Délégation Territoriale du Gouvernement ; Puis Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de Missions, Ministre du Tourisme, de la Qualité de la Vie, des Parcs Nationaux, des Réformes des Sociétés d’Etat et d’Economie Mixte, Ministre des Postes et Télécommunications ;

1978 : Inspecteur des Affaires Administratives et Financières ;

1980 : Ministre, Secrétaire Général du Gouvernement ;

Fin 1980 : Ministre de l’Education Nationale ;

1987 : Ministre du Travail, de l’Emploi, des Ressources Humaines et de la Formation Professionnelle ;

1989 : Ministre d’Etat, Ministre du Travail de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Dès qu’il quitte le gouvernement, il démissionne aussitôt du PDG pour créer le Parti de l’Unité du Peuple. Mais comme il s’y retrouve presque seul, faute de militants, il prend soin de ne pas prendre part à la présidentielle de 1993.

Le ventre lui recommande le réalisme et Mayila, après s’être pourtant déclaré opposant, décide soutenir le candidat qui va lui permettre de se refaire une santé financière. Il rafle au passage 300 millions de dôlès ( 300 millions cfa ).

Un choix qui va lui permettre de revenir au PDG et ainsi relancer sa carrière gouvernementale :

Octobre 1994 : Ministre Délégué auprès du Premier Ministre, chargé de la Décentralisation et de la Sécurité Mobile ;

Février 1995 : Ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et de la Sécurité Mobile ;

Mars 1997 : Président du Conseil économique et social pendant deux mandats :

Janvier 2006 : Vice-Premier Ministre, Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, du Bien Etre et de la Lutte contre la Pauvreté.

Voulant se positionner déjà pour la présidentielle de 2012, il démissionne, le 16 juillet 2007, de son Poste de Vice-Président du Parti Démocratique Gabonais (PDG) pour créer l’Union Pour la Nouvelle République (UPNR).

Malheureusement, ses anciens potes pédézozos ne le lui pardonnent pas et le flinguent à bout portant : il est viré de son poste de Vice-Premier Ministre, Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, du Bien Etre et de la Lutte contre la Pauvreté.

Et ses tous ses petits calculs se retrouvent à l’eau. Et c’est le début de la traversée du désert puisque, entretemps, il avait déjà fini de manger toutes ses sociétés. Il ne lui restait plus que quelques loyers et la petite imprimerie que gérait son fils David à Oloumi.

Et dès qu’il appris qu’Omar avait reçu David, les représailles furent aussi tranchantes que promptes : le traître fut banni de la famille et chassé de l’imprimerie.

Surpris par le décès d’Omar, Mayila n’a plus eu le temps de refaire son come-back politique et financier. C’est donc aujourd’hui un homme complètement affamé qui est prêt à tout pour retrouver son aisance d’antan. Quitte à aboyer comme il le fait maintenant.

En quoi donc ces douleurs d’estomac peuvent- elles être assimilées à la politique ?

Quant au professeur Pierre André Kombila, nommé le 21 janvier 2006 au gouvernement en qualité de ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle, de la Réinsertion, chargé de l’Insertion professionnelle des jeunes, tout se résume dans sa déclaration d’installation pour comprendre dans quel état de soulagement il était en siégeant, enfin, au gouvernement :

« Le chef de l’Etat souhaite le changement. J’entends dans le contexte actuel et au vu des objectifs fixés par le chef de l’Etat dans son programme, notamment de diversification, répondre dans le cadre des missions qui seront dévolues à la formation technique et professionnelle, promouvoir la formation de jeunes Gabonais pour qu’ils puissent répondre aux besoins de diversification économique de notre pays ».

Malheureusement, après trois ans seulement, il quittera brusquement le gouvernement. Ce qui a dû être un véritable drame pour lui.

Surtout à son âge : quitter ainsi la table sans avoir eu le temps de mettre quelque chose de côté, c’est presque une malédiction.

C’est en quoi son opposition, comme celle des deux autres pré-cités, ne peut que relever du contentieux matériel.

 

Source : LA GRIFFE DU VENDREDI 29 JUIN 2012 

 

https://www.facebook.com/MichelOGANDAGA

Commentaires

Voila des persones aigri et pleines de mauvaises volontes qui veulent induire le peuple gabonais en erreur en lui fournissant des fourberies qui ne ferront que l'enfoncer de plus en plus dans le faux chers freres et seurs faites tres attention a ces vautours qui n'ont pour seules ambition que de remplir leurs gros ventres plein d'ascaris et de spolier le peuple gabonais (prener garde)

Écrit par : lionel | 06/07/2012

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